« La nomination de Samy Badibanga comme Premier ministre ne viole en rien les textes en vigueur », a déclaré le député Patrick Kakwata, président du Mouvement des réformateurs libéraux, un parti membre de la Majorité présidentielle(MP).

Selon lui, la nomination d’un opposant à la tête de l’exécutif alors qu’il ne fait partie de la Majorité parlementaire répond aux résolutions du dialogue.

M. Kakwata réagissait aux déclarations du sénateur de l’opposition Jacques Djoli qui a estimé samedi sur Radio Okapi que la nomination de Samy Badibanga viole la constitution. M. Djoli a fait remarquer que le chef de l’Etat congolais n’avait pas préalablement désigné un informateur devant identifier la nouvelle majorité parlementaire avant de nommer le nouveau Premier ministre, comme le veut la constitution.

Pour Patrick Kakwata, cette démarche serait nécessaire si l’actuelle Majorité parlementaire s’était volatilisée. Ce qui n’est pas le cas actuellement, a-t-il fait observer, ajoutant que le pays connait une « situation particulière » héritée des conclusions de l’accord issu du dialogue.

Selon lui, les résolutions du dialogue ne préjudicient en aucun endroit la constitution.

Par ailleurs, cet élu de Kolwezi plaide pour l’intégration dans le gouvernement Badibanga des acteurs politiques qui n’ont pas pris part au dialogue « au nom de la paix ».

Pour lui, les futurs ministres du gouvernement devraient être désignés sur base de leurs mérites.